Ces derniers temps, j'hésite entre des tas de choses. Surtout entre deux luxes, que je vais devoir me payer, mais pas en même temps. J'ai le choix. Entre l'un, ou l'autre. C'est la joie. Le premier luxe, c'est faire refaire mes lunettes dont les vitres sont si pétées que j'ai l'air de pleurer chaque fois que je les porte et que j'ose même pas les mettre pour aller au dépanneur. Le deuxième, c'est me faire arracher la dent de sagesse que je devais me faire arracher l'an passé. Palpitant, n'est-ce pas?
Heureusement que ma vie n'est pas faite seulement de ce genre de choix!!
jeudi 11 décembre 2008
jeudi 6 novembre 2008
vanitas et emmerdement
La semaine dernière, j'ai décidé de me désabonner du devoir, parce que je le trouvais lourd, et dans la vie, des fois, j'en ai marre, du lourd. Je me suis donc tournée vers le léger, j'ai commencé à porter du gloss et j'ai acheté, dans la même semaine, le Elle québec et le Clin d'oeil. Et j'ai trouvé ça déplaisant.
On a beau dire que ça détend, que c'est un genre de péché mignon que de lire des revues de ce genre, force m'est de constater que ça m'apporte, à moi, très peu de plaisir. J'aime les pages glacées de la revue. J'aime qu'elle sente un peu le papier, un peu le parfum. J'aime bien essayer les échantillons gratuits qui viennent parfois avec. Je suis emballée par le prix dérisoire de l'abonnement. Et j'ai pris un bain avec mon Elle, même si je trouve que ça fait tellement stéréotypé que je m'attendais à me voir ensuite à la télé comme personnage de téléroman.
Mais. Plein de choses me dérangent dans ces revues. Les produits qu'on nous y présente, le shopping érigé comme activité plaisante (alors que c'est tellement emmerdant) et nécessaire à la vie. Les articles sur Les grandes femmes. Je ne trouve pas que la division du monde en deux, femmes d'un côté, hommes de l'autre, est pertinente. Alors les articles juste sur les femmes, s'ils ont le mérite de faire connaître leurs accomplissements (tant mieux) m'emmerdent parce que l'actualité est aussi le produit de l'accomplissement des hommes, et que c'est pas parce que c'est le sexe opposé qu'on doit en faire abstraction - on me montre une seule facette de la réalité et on tente de faire larmoyer la féministe en moi. Échec. Je n'aime pas non plus les articles qui prennent pour acquis que je suis à la fois une femme de carrière et une cuisinière reine de beauté, même si c'est vrai, parce que c'est ma réalité et que donc, ça m'emmerde. Et que lors d'une semaine où je suis débordée et où je sens qu'on me vole ma vie (on étant : les horaires, le transport, les cours à l'université ou au cégep, les obligations sociales, tout ça empilé et malaxé), ça ne me rassure pas de savoir que je fais partie d'une "communauté" qui vit les mêmes choses, parce que ça donne un parfum de normalité à une situation que j'aimerais savoir passagère, anormale, et tendant vers le changement. La vision de la femme accomplie qui est propagée par ces revues me dérange au plus haut point. J'en ai marre d'être "performante", je ne suis pas une voiture, merci de me mettre de la pression en me rappelant tous les mois de a) bien travailler b) bien baiser c) bien m'entraîner d) bien me maquiller e) me chouchouter f) me faire confiance g) ....
Pfff. Ces revues me dépriment parce qu'elles sont des icônes de vanité et qu'elles me ramènent à un présent que je connais déjà dans lequel elles se complaisent à coup d'articles vides de contenu au nombre de mots minutieusement calculé. Je pense que j'en ai pour un an à ne pas les feuilleter.
On a beau dire que ça détend, que c'est un genre de péché mignon que de lire des revues de ce genre, force m'est de constater que ça m'apporte, à moi, très peu de plaisir. J'aime les pages glacées de la revue. J'aime qu'elle sente un peu le papier, un peu le parfum. J'aime bien essayer les échantillons gratuits qui viennent parfois avec. Je suis emballée par le prix dérisoire de l'abonnement. Et j'ai pris un bain avec mon Elle, même si je trouve que ça fait tellement stéréotypé que je m'attendais à me voir ensuite à la télé comme personnage de téléroman.
Mais. Plein de choses me dérangent dans ces revues. Les produits qu'on nous y présente, le shopping érigé comme activité plaisante (alors que c'est tellement emmerdant) et nécessaire à la vie. Les articles sur Les grandes femmes. Je ne trouve pas que la division du monde en deux, femmes d'un côté, hommes de l'autre, est pertinente. Alors les articles juste sur les femmes, s'ils ont le mérite de faire connaître leurs accomplissements (tant mieux) m'emmerdent parce que l'actualité est aussi le produit de l'accomplissement des hommes, et que c'est pas parce que c'est le sexe opposé qu'on doit en faire abstraction - on me montre une seule facette de la réalité et on tente de faire larmoyer la féministe en moi. Échec. Je n'aime pas non plus les articles qui prennent pour acquis que je suis à la fois une femme de carrière et une cuisinière reine de beauté, même si c'est vrai, parce que c'est ma réalité et que donc, ça m'emmerde. Et que lors d'une semaine où je suis débordée et où je sens qu'on me vole ma vie (on étant : les horaires, le transport, les cours à l'université ou au cégep, les obligations sociales, tout ça empilé et malaxé), ça ne me rassure pas de savoir que je fais partie d'une "communauté" qui vit les mêmes choses, parce que ça donne un parfum de normalité à une situation que j'aimerais savoir passagère, anormale, et tendant vers le changement. La vision de la femme accomplie qui est propagée par ces revues me dérange au plus haut point. J'en ai marre d'être "performante", je ne suis pas une voiture, merci de me mettre de la pression en me rappelant tous les mois de a) bien travailler b) bien baiser c) bien m'entraîner d) bien me maquiller e) me chouchouter f) me faire confiance g) ....
Pfff. Ces revues me dépriment parce qu'elles sont des icônes de vanité et qu'elles me ramènent à un présent que je connais déjà dans lequel elles se complaisent à coup d'articles vides de contenu au nombre de mots minutieusement calculé. Je pense que j'en ai pour un an à ne pas les feuilleter.
jeudi 3 juillet 2008
Depuis la dernière fois
Depuis la dernière fois que j'ai écrit ici, j'ai eu le temps d'écouter Woody Allen jouer de la clarinette, et d'entendre un faux Tom Waits chanter du Tom Waits comme (je croyais) seul Tom Waits devrait savoir le faire, et de grimper le mont Marcy dans son entièreté, avec Skylight en prime, pour neuf heures de rando à un rythme très respectable et une cuisse droite raquée deux jours. J'ai aussi eu le temps d'avoir 28 ans et de manger avec des amis pour "célébrer" l'occasion, et de jouer quelques parties de tennis avec Alex ou avec Do. Même une avec mon chum avant que sa cheville ne lui rappelle que le super héros qu'il est doit s'économiser en vue de guérir une fois et pour de bon.
Bref, j'ai un genre d'été occupé, mais occupé relaxe, bizarre donc, à la limite, avec de vagues projets que tous mes sens guettent, et qui semblent n'exister pour le moment que dans un futur relativement proche, mais pas trop défini.
J'ai réfléchi à deux ou trois choses, heureusement, depuis un mois, ce qui me donne quand même l'impression que j'ai encore une raison d'écrire ici.
D'abord, je suis allée pêcher et j'ai réfléchi à l'immobilité et au plaisir (et à la complexité) de pêcher un poisson. Je veux dire, c'est tellement grand, une rivière. Il faut avoir l'esprit un peu dingue, être limite un fou, pour y tendre une ligne avec un ver et vraiment croire que ça va mordre! Pour ma part, je me suis limitée à harponner un pauvre méné qui a eu le malheur d'enfiler sa branchie sur mon hameçon. Ça fait penser au destin, hein. Le pauvre était vraiment là au mauvais moment.
Ensuite, je suis encore allée marcher, comme je l'ai mentionné plus haut. Mardi, par une journée de beau temps absolu : visibilité à des kilomètres, nature verte et verte et encore plus verte, bouts de branche de sapins carrément fluo, et plein, plein de fleurs. La marche m'a fait réaliser une chose. J'ai confiance en la nature. Elle ne déçoit jamais. Je veux dire, je me suis trouvée parfois blasée de voyager, de prendre l'avion ou le train, de voir encore une église en Europe. Veux, veux-pas, on s'y fait, on s'y habitue. Mais on ne s'habitue pas à la nature qui est en constant mouvement, qui change tout le temps, qui est la vie à l'état pur et, en même temps, l'immobilité, l'éternité. Les tas de petites fleurs blanches qui bordaient les sentiers dans les Adirondacks m'ont impressionnée par leur vitalité, leur acharnement à pousser à une telle altitude. Leur force d'adaptation qui fait d'elles des fleurs plus petites et plus tardives que d'autres m'a aussi saisie. J'ai eu la très forte impression que tout était possible, qu'il fallait avoir confiance en la nature - je ne veux bien sur pas suggérer de ne pas veiller à la préserver ou la défendre. Je veux dire que sa force est évidente et multiforme.
Et puis, la nature est funky. Sur des troncs d'arbre qui gisaient en travers du chemin, il y avait parfois de ces champignons... tout droit sortis des années soixante-dix. En arc-en-ciel, dégradés, du brun au orange au jaune - le tapis dans le sous-sol de vos grands-parents peut se rhabiller. La nature, y'a que ça de vrai.
Bref, j'ai un genre d'été occupé, mais occupé relaxe, bizarre donc, à la limite, avec de vagues projets que tous mes sens guettent, et qui semblent n'exister pour le moment que dans un futur relativement proche, mais pas trop défini.
J'ai réfléchi à deux ou trois choses, heureusement, depuis un mois, ce qui me donne quand même l'impression que j'ai encore une raison d'écrire ici.
D'abord, je suis allée pêcher et j'ai réfléchi à l'immobilité et au plaisir (et à la complexité) de pêcher un poisson. Je veux dire, c'est tellement grand, une rivière. Il faut avoir l'esprit un peu dingue, être limite un fou, pour y tendre une ligne avec un ver et vraiment croire que ça va mordre! Pour ma part, je me suis limitée à harponner un pauvre méné qui a eu le malheur d'enfiler sa branchie sur mon hameçon. Ça fait penser au destin, hein. Le pauvre était vraiment là au mauvais moment.
Ensuite, je suis encore allée marcher, comme je l'ai mentionné plus haut. Mardi, par une journée de beau temps absolu : visibilité à des kilomètres, nature verte et verte et encore plus verte, bouts de branche de sapins carrément fluo, et plein, plein de fleurs. La marche m'a fait réaliser une chose. J'ai confiance en la nature. Elle ne déçoit jamais. Je veux dire, je me suis trouvée parfois blasée de voyager, de prendre l'avion ou le train, de voir encore une église en Europe. Veux, veux-pas, on s'y fait, on s'y habitue. Mais on ne s'habitue pas à la nature qui est en constant mouvement, qui change tout le temps, qui est la vie à l'état pur et, en même temps, l'immobilité, l'éternité. Les tas de petites fleurs blanches qui bordaient les sentiers dans les Adirondacks m'ont impressionnée par leur vitalité, leur acharnement à pousser à une telle altitude. Leur force d'adaptation qui fait d'elles des fleurs plus petites et plus tardives que d'autres m'a aussi saisie. J'ai eu la très forte impression que tout était possible, qu'il fallait avoir confiance en la nature - je ne veux bien sur pas suggérer de ne pas veiller à la préserver ou la défendre. Je veux dire que sa force est évidente et multiforme.
Et puis, la nature est funky. Sur des troncs d'arbre qui gisaient en travers du chemin, il y avait parfois de ces champignons... tout droit sortis des années soixante-dix. En arc-en-ciel, dégradés, du brun au orange au jaune - le tapis dans le sous-sol de vos grands-parents peut se rhabiller. La nature, y'a que ça de vrai.
mercredi 25 juin 2008
de l'ampleur de la tâche ménagère
Hier, j'ai suspendu à ma corde à linge deux serviettes, question de les sécher au soleil, même si je sais que je les ramènerai à la maison couvertes de la fine et abondante poussière qui flotte dans l'air montréalais, et, curieusement, peut-être plus spécifiquement au coin Jean-Talon / Casgrain. Erreur. À cause du vent, mes cordes se sont empêtrées, se sont entortillées l'une à l'autre ; mes serviettes, elles, se sont enroulées autour des fils électriques qui passent juste à côté de la corde, bref, ce matin, tout ce petit montage avait davantage l'air d'un nid à écureuils ou du cocon d'une chenille géante que de deux serviettes séchées incarnant toute la gloire et l'efficacité de la super-woman ménagère que je suis...
On fait quoi dans ce temps-là?
C'est vraiment la question que je me pose ces derniers temps - la question des priorités, dans la vie sédentaire. Est-ce que le samedi, quand il fait beau, on fait passer en premier l'envie de végéter en bikini au bord d'un cours d'eau, ou est-ce qu'on finit de repeindre le boudoir? (imaginez, j'ai un boudoir, je trouve que c'est le comble de la vie bourge que je mène en ce moment)
Bref, pour régler mon problème de cordes à linge, je suis allée jouer au scrabble à la piscine Laurier. Faut pas exagérer, non plus. Tout peut attendre.
On fait quoi dans ce temps-là?
C'est vraiment la question que je me pose ces derniers temps - la question des priorités, dans la vie sédentaire. Est-ce que le samedi, quand il fait beau, on fait passer en premier l'envie de végéter en bikini au bord d'un cours d'eau, ou est-ce qu'on finit de repeindre le boudoir? (imaginez, j'ai un boudoir, je trouve que c'est le comble de la vie bourge que je mène en ce moment)
Bref, pour régler mon problème de cordes à linge, je suis allée jouer au scrabble à la piscine Laurier. Faut pas exagérer, non plus. Tout peut attendre.
lundi 23 juin 2008
Tout le monde part
Bon, je fais semblant que ça ne me dérange pas, que mes amis voyagent, mais c'est faux. C'est complètement faux, c'est inventé. J'essaie de me le rentrer sous le crâne pour mieux supporter ma présente sédentarité. Mais tout le monde part partout, aux quatre coins du monde, sur des plages, dans les villes super hot, et moi je reste ici. À faire de la peinture, encore. Mon corps tout entier vibre d'envie de partir, d'explorer, de découvrir, de voir des choses nouvelles et de les voir d'un oeil neuf. Mais c'est pas encore mon tour pour les vacances... mais ça viendra... et puis je sais qu'en ce moment, j'ai des tas de choses à faire, à régler.
J'apprends combien les journées peuvent être courtes, des fois. Pendant une longue période. Comme maintenant.
Je veux un chalet.
Pis je vais jamais le repeindre.
J'apprends combien les journées peuvent être courtes, des fois. Pendant une longue période. Comme maintenant.
Je veux un chalet.
Pis je vais jamais le repeindre.
vendredi 20 juin 2008
encore, oui
Bon, j'arrive pas à me passer de mon blog. Remarquez, ce n'est pas simple. J'ai une relation presque aussi conflictuelle avec ce blog qu'avec certaines autres choses du monde. Des fois, ça me plaît. D'autres fois, je me sens violée dans mon intimité par certains lecteurs (paradoxalement) et je me replie dans ma coquille. C'est ce que j'ai fait il y a deux semaines en effaçant tout. J'ai réalisé que j'avais trop parlé de ça, de mon écriture, de ma vie, de mes amours, en faisant lire mon blog à une collègue de travail. Mauvais choix, trop loin de ce que je voulais faire de ce blog à l'origine. J'avais pas envie, tout à coup, qu'elle remonte à mes amis au fil des hyperliens, au blog de S, à celui de Jo, à mon chum, aux photos de Claude sur Flickr, etc. Ça devenait trop, trop près de moi - et puis j'ai vu dans ses yeux une putain de curiosité vorace, du genre écho-vedettes, paparazzi. Non, je me suis dit, mon blog c'est une expérience d'écriture et je ne veux pas que ce soit confondu avec ma vie réelle - c'est autre chose. Un besoin de créer que je tente d'assouvir en attendant d'avoir une idée pour de la fiction, par exemple. Un échantillon de réflexions sur la vie. Quelque chose que je donne à des amis choisis et pas à tout le monde. Bye, je le delete, je te le donne pas.
J'ai gardé ce que j'avais fait, par exemple. Ça donne pas loin de 140 pages à interligne simple. Le travail d'une année complète. J'ai commencé à relire certains posts, et puis j'essaie de m' en inspirer (voire de les recycler, carrément) pour une nouvelle. J'écris encore dans mes thèmes fétiches, je potasse un truc sur les relations de couple qui chient - c'est drôle, avant, ça m'obsédait parce que mon couple allait mal ; maintenant ça m'intéresse encore parce que mes amours vont bien, ça m'intéresse par contraste, à chaque nouvelle belle chose qui m'arrive avec mon chum, je me dis (enfin, je me dis pas toujours ça systématiquement comme une grosse cynique, ou une grosse vache, c'est juste une manière de parler!) que ce sont là les choses qu'on perd, un jour, si on n'a pas de chance. Et ça donne des trucs fascinants.
En effet, Sa m'a fait remarquer hier soir à quel point je suis différente de sa coloc qui s'en va aussi habiter chez son chum cet été. Et qui ne prépare rien. Qui n'a fait aucune boîte, qui n'a aucun plan de peinture ou de déco. Le rêve, pour un mec, quoi. Et moi, je suis l'inverse. J'ai eu besoin d'investir les lieux peu à peu, mais de manière continue. De repeindre pour changer l'identité de certaines pièces, pour me les approprier. Je place avec un plaisir évident des objets dans des armoires ou des garde-robes. Je déballe mes tasses et mes bols et je réfléchis réellement à l'endroit où je vais les mettre. C'est pas que je suis en train de devenir une Martha Stewart. Non, je pense que c'est plutôt parce que je vois dans chacun de ces gestes un genre de preuve tangible de notre amour. On a peint ça ensemble, on a décidé d'acheter ceci à deux. J'ai placé ça là pour nous rendre service à tous les deux, pour bâtir un foyer confortable. Eh oui, je suis une vraie Femme et je m'en rends bien compte - mais c'est bien beau de vivre des émotions indescriptibles et de pester contre le réel et la vie adulte (et ses frais) - n'empêche. C'est bien dans le réel qu'on trouve un semblant d'illustration de ce que l'on ressent.
Volontaires pour de la peinture, veuillez vous identifier. :)
J'ai gardé ce que j'avais fait, par exemple. Ça donne pas loin de 140 pages à interligne simple. Le travail d'une année complète. J'ai commencé à relire certains posts, et puis j'essaie de m' en inspirer (voire de les recycler, carrément) pour une nouvelle. J'écris encore dans mes thèmes fétiches, je potasse un truc sur les relations de couple qui chient - c'est drôle, avant, ça m'obsédait parce que mon couple allait mal ; maintenant ça m'intéresse encore parce que mes amours vont bien, ça m'intéresse par contraste, à chaque nouvelle belle chose qui m'arrive avec mon chum, je me dis (enfin, je me dis pas toujours ça systématiquement comme une grosse cynique, ou une grosse vache, c'est juste une manière de parler!) que ce sont là les choses qu'on perd, un jour, si on n'a pas de chance. Et ça donne des trucs fascinants.
En effet, Sa m'a fait remarquer hier soir à quel point je suis différente de sa coloc qui s'en va aussi habiter chez son chum cet été. Et qui ne prépare rien. Qui n'a fait aucune boîte, qui n'a aucun plan de peinture ou de déco. Le rêve, pour un mec, quoi. Et moi, je suis l'inverse. J'ai eu besoin d'investir les lieux peu à peu, mais de manière continue. De repeindre pour changer l'identité de certaines pièces, pour me les approprier. Je place avec un plaisir évident des objets dans des armoires ou des garde-robes. Je déballe mes tasses et mes bols et je réfléchis réellement à l'endroit où je vais les mettre. C'est pas que je suis en train de devenir une Martha Stewart. Non, je pense que c'est plutôt parce que je vois dans chacun de ces gestes un genre de preuve tangible de notre amour. On a peint ça ensemble, on a décidé d'acheter ceci à deux. J'ai placé ça là pour nous rendre service à tous les deux, pour bâtir un foyer confortable. Eh oui, je suis une vraie Femme et je m'en rends bien compte - mais c'est bien beau de vivre des émotions indescriptibles et de pester contre le réel et la vie adulte (et ses frais) - n'empêche. C'est bien dans le réel qu'on trouve un semblant d'illustration de ce que l'on ressent.
Volontaires pour de la peinture, veuillez vous identifier. :)
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