vendredi 27 novembre 2009

stupide

Encore aux prises avec un travail à pondre pour l'université. Perdue entre deux ou trois concepts et des mots compliqués à aligner sur un écran de Word. Sur un sujet dont je n'ai que faire. Pour un prof qui s'en tape.
Je suis en ce moment tellement loin de la simplicité que j'en ai des nausées de dégoût. Ce qui m'intéresse, moi, c'est dessiner, peindre un peu, prendre le soleil, manger une pomme dehors en automne quand les feuilles craquent en imaginant avec Sarah qu'on organise des work-out spontanés sur les BIXIS dans le Mile-End. C'est pas faire des putain de travaux sur Greuze.
Greuze?
C'est drôle quand même de passer un vendredi soir à la maison à tordre des mots et à écorcher des phrases pour écrire un travail sur un personnage comme lui. Anticonformiste, autodidacte, rien à foutre de l'Académie, talent spontané, découverte miraculeuse, carrière de fou... à priori. Car Greuze, Jean-Baptiste de son prénom, a en réalité été une marionnette du pouvoir royal et de ses représentants, qui lui ont fermé les portes de l'institution lorsqu'il a voulu faire partie de leur clan. Ironique donc d'écrire un truc super académique comme si j'étais moi-même un pantin, au sujet de quelqu'un dont l'institution s'est justement jouée...
Ça ne donne pas le goût.
Ça fait se sentir stupide. Surtout que la meilleure, c'est que j'ai dans mon cours une de mes anciennes étudiantes. Oui. Elle a un cours d'histoire de l'art avec sa prof de mouvements artistiques. C'est bien fait, la vie. En plus, elle est clairement meilleure que moi. Je le sais, j'ai corrigé ses travaux.