Hier, j'ai suspendu à ma corde à linge deux serviettes, question de les sécher au soleil, même si je sais que je les ramènerai à la maison couvertes de la fine et abondante poussière qui flotte dans l'air montréalais, et, curieusement, peut-être plus spécifiquement au coin Jean-Talon / Casgrain. Erreur. À cause du vent, mes cordes se sont empêtrées, se sont entortillées l'une à l'autre ; mes serviettes, elles, se sont enroulées autour des fils électriques qui passent juste à côté de la corde, bref, ce matin, tout ce petit montage avait davantage l'air d'un nid à écureuils ou du cocon d'une chenille géante que de deux serviettes séchées incarnant toute la gloire et l'efficacité de la super-woman ménagère que je suis...
On fait quoi dans ce temps-là?
C'est vraiment la question que je me pose ces derniers temps - la question des priorités, dans la vie sédentaire. Est-ce que le samedi, quand il fait beau, on fait passer en premier l'envie de végéter en bikini au bord d'un cours d'eau, ou est-ce qu'on finit de repeindre le boudoir? (imaginez, j'ai un boudoir, je trouve que c'est le comble de la vie bourge que je mène en ce moment)
Bref, pour régler mon problème de cordes à linge, je suis allée jouer au scrabble à la piscine Laurier. Faut pas exagérer, non plus. Tout peut attendre.
mercredi 25 juin 2008
lundi 23 juin 2008
Tout le monde part
Bon, je fais semblant que ça ne me dérange pas, que mes amis voyagent, mais c'est faux. C'est complètement faux, c'est inventé. J'essaie de me le rentrer sous le crâne pour mieux supporter ma présente sédentarité. Mais tout le monde part partout, aux quatre coins du monde, sur des plages, dans les villes super hot, et moi je reste ici. À faire de la peinture, encore. Mon corps tout entier vibre d'envie de partir, d'explorer, de découvrir, de voir des choses nouvelles et de les voir d'un oeil neuf. Mais c'est pas encore mon tour pour les vacances... mais ça viendra... et puis je sais qu'en ce moment, j'ai des tas de choses à faire, à régler.
J'apprends combien les journées peuvent être courtes, des fois. Pendant une longue période. Comme maintenant.
Je veux un chalet.
Pis je vais jamais le repeindre.
J'apprends combien les journées peuvent être courtes, des fois. Pendant une longue période. Comme maintenant.
Je veux un chalet.
Pis je vais jamais le repeindre.
vendredi 20 juin 2008
encore, oui
Bon, j'arrive pas à me passer de mon blog. Remarquez, ce n'est pas simple. J'ai une relation presque aussi conflictuelle avec ce blog qu'avec certaines autres choses du monde. Des fois, ça me plaît. D'autres fois, je me sens violée dans mon intimité par certains lecteurs (paradoxalement) et je me replie dans ma coquille. C'est ce que j'ai fait il y a deux semaines en effaçant tout. J'ai réalisé que j'avais trop parlé de ça, de mon écriture, de ma vie, de mes amours, en faisant lire mon blog à une collègue de travail. Mauvais choix, trop loin de ce que je voulais faire de ce blog à l'origine. J'avais pas envie, tout à coup, qu'elle remonte à mes amis au fil des hyperliens, au blog de S, à celui de Jo, à mon chum, aux photos de Claude sur Flickr, etc. Ça devenait trop, trop près de moi - et puis j'ai vu dans ses yeux une putain de curiosité vorace, du genre écho-vedettes, paparazzi. Non, je me suis dit, mon blog c'est une expérience d'écriture et je ne veux pas que ce soit confondu avec ma vie réelle - c'est autre chose. Un besoin de créer que je tente d'assouvir en attendant d'avoir une idée pour de la fiction, par exemple. Un échantillon de réflexions sur la vie. Quelque chose que je donne à des amis choisis et pas à tout le monde. Bye, je le delete, je te le donne pas.
J'ai gardé ce que j'avais fait, par exemple. Ça donne pas loin de 140 pages à interligne simple. Le travail d'une année complète. J'ai commencé à relire certains posts, et puis j'essaie de m' en inspirer (voire de les recycler, carrément) pour une nouvelle. J'écris encore dans mes thèmes fétiches, je potasse un truc sur les relations de couple qui chient - c'est drôle, avant, ça m'obsédait parce que mon couple allait mal ; maintenant ça m'intéresse encore parce que mes amours vont bien, ça m'intéresse par contraste, à chaque nouvelle belle chose qui m'arrive avec mon chum, je me dis (enfin, je me dis pas toujours ça systématiquement comme une grosse cynique, ou une grosse vache, c'est juste une manière de parler!) que ce sont là les choses qu'on perd, un jour, si on n'a pas de chance. Et ça donne des trucs fascinants.
En effet, Sa m'a fait remarquer hier soir à quel point je suis différente de sa coloc qui s'en va aussi habiter chez son chum cet été. Et qui ne prépare rien. Qui n'a fait aucune boîte, qui n'a aucun plan de peinture ou de déco. Le rêve, pour un mec, quoi. Et moi, je suis l'inverse. J'ai eu besoin d'investir les lieux peu à peu, mais de manière continue. De repeindre pour changer l'identité de certaines pièces, pour me les approprier. Je place avec un plaisir évident des objets dans des armoires ou des garde-robes. Je déballe mes tasses et mes bols et je réfléchis réellement à l'endroit où je vais les mettre. C'est pas que je suis en train de devenir une Martha Stewart. Non, je pense que c'est plutôt parce que je vois dans chacun de ces gestes un genre de preuve tangible de notre amour. On a peint ça ensemble, on a décidé d'acheter ceci à deux. J'ai placé ça là pour nous rendre service à tous les deux, pour bâtir un foyer confortable. Eh oui, je suis une vraie Femme et je m'en rends bien compte - mais c'est bien beau de vivre des émotions indescriptibles et de pester contre le réel et la vie adulte (et ses frais) - n'empêche. C'est bien dans le réel qu'on trouve un semblant d'illustration de ce que l'on ressent.
Volontaires pour de la peinture, veuillez vous identifier. :)
J'ai gardé ce que j'avais fait, par exemple. Ça donne pas loin de 140 pages à interligne simple. Le travail d'une année complète. J'ai commencé à relire certains posts, et puis j'essaie de m' en inspirer (voire de les recycler, carrément) pour une nouvelle. J'écris encore dans mes thèmes fétiches, je potasse un truc sur les relations de couple qui chient - c'est drôle, avant, ça m'obsédait parce que mon couple allait mal ; maintenant ça m'intéresse encore parce que mes amours vont bien, ça m'intéresse par contraste, à chaque nouvelle belle chose qui m'arrive avec mon chum, je me dis (enfin, je me dis pas toujours ça systématiquement comme une grosse cynique, ou une grosse vache, c'est juste une manière de parler!) que ce sont là les choses qu'on perd, un jour, si on n'a pas de chance. Et ça donne des trucs fascinants.
En effet, Sa m'a fait remarquer hier soir à quel point je suis différente de sa coloc qui s'en va aussi habiter chez son chum cet été. Et qui ne prépare rien. Qui n'a fait aucune boîte, qui n'a aucun plan de peinture ou de déco. Le rêve, pour un mec, quoi. Et moi, je suis l'inverse. J'ai eu besoin d'investir les lieux peu à peu, mais de manière continue. De repeindre pour changer l'identité de certaines pièces, pour me les approprier. Je place avec un plaisir évident des objets dans des armoires ou des garde-robes. Je déballe mes tasses et mes bols et je réfléchis réellement à l'endroit où je vais les mettre. C'est pas que je suis en train de devenir une Martha Stewart. Non, je pense que c'est plutôt parce que je vois dans chacun de ces gestes un genre de preuve tangible de notre amour. On a peint ça ensemble, on a décidé d'acheter ceci à deux. J'ai placé ça là pour nous rendre service à tous les deux, pour bâtir un foyer confortable. Eh oui, je suis une vraie Femme et je m'en rends bien compte - mais c'est bien beau de vivre des émotions indescriptibles et de pester contre le réel et la vie adulte (et ses frais) - n'empêche. C'est bien dans le réel qu'on trouve un semblant d'illustration de ce que l'on ressent.
Volontaires pour de la peinture, veuillez vous identifier. :)
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